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Maman dis-moi pourquoi
J'me sens vieux de l'intérieur
Même si les minutes de mes heures
Sont encore trop jeunes pour m'assoupir
Maman dis-moi pourquoi
Le bonheur entre mes mains
Comme la porcelaine se casse
C'est tu parce que je suis trop maladroit
Ou si c'est la vie qui m'aime pu

Si c'est ça avoir 20 ans
J'aime mieux être un enfant

Maman - Pierre Lapointe

Ce n'est pas une fin tragique. Ce n'est qu'une fin neutre, qu'on oubliera facilement. J'avais commencé ce blog par une déception en amitié, une grande déception. Mais rien ne vaut la déception de soi-même, et c'est ainsi que je le termine. Ma propre déception, et le pardon est encore plus difficile. Je ferme la clef. Je ne reviendrai plus, c'est fini. Et je le fais pour mon bien. Merci, pour ceux qui prenait la peine de me lire.

deb0ut-sur-ma-tete.skyblog.com

Tout s'échappe autour de moi, et j'regarde, sans réagir.
Tu as oublié le reste. Ce qui, au fond, est le plus important, le plus vrai.
Tu as fermé les yeux trop vite, mais je t'attend encore.
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# Posté le jeudi 13 novembre 2008 19:26
Modifié le mardi 10 février 2009 23:36

Depuis s'temps là, y'a de l'air qui m'passe dans les veines.

Je reste muette, mais si tu savais comme mes yeux te parleraient. Cette journée là, j'partirai avec mon baluchon vers ton château. Comme dans les histoires de princesse, j'amènerai même ma couronne s'il le faut. J'serai peut-être pas parfaite, un peu éparpilée, mais j'serai celle là que tu attendra. Peut-être que c'est juste ça qui compte au fond, d'être nous-même. Puis, on s'aimera imparfaitement, ensemble. On aura les yeux grands ouverts et la pièce brillera. Tu vois, j'aurai pas besoin d'parler. Ça servira à rien, tu le sais déjà. J'te laisserai me chuchoter les paroles qui te traversera l'esprit. De cet mots qui volent au dessus de nos têtes, j'en décrocherai quelque uns pour te les déposer. On retournera à ce parc teinté de blanc pour la saison. On rira sûrement, mais j'serai peut-être émue discrètement. Parce que c'était beau ce moment-là, un peu comme dans les films. J'sortirai d'mes pensées qui m'font sourire pour vivre un présent encore plus beau, à tes côtés. On escaladera la montagne si tu veux, pour admirer ce qu'il y a en haut. Et puis on vivra, comme il le faut, comme on le veut. C'est même pas l'futur, c'est l'présent qui s'accroche et qui nous fait rêver.

# Posté le jeudi 06 novembre 2008 13:48
Modifié le jeudi 06 novembre 2008 19:22

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Un chemin discret dans un silence trop aigu. C'était trop étroit, à quoi bon se propulser pour en ressortir plus détruit qu'avant? Autour, les nuages ne m'avaient pas prévenu de leur tristesse. Leurs larmes me transperçaient. Mon sourire était nostalgique, ailleurs, à des kilomètres du réel. Étourdi, intensément cette-fois. Sans trop vouloir regarder plus loin, j'avais déjà le vertige du temps qui passe. Le temps imparfait qui passe trop ou pas assez vite. Le temps se glace, la terre gelée me ramène à ma solitude. L'ennui pèse trop fort. Je sais plus tôt où regarder en t'attendant. Et la peur me fige. Je reviendrai

# Posté le samedi 01 novembre 2008 12:43
Modifié le dimanche 02 novembre 2008 01:41

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J'suis là à déserter des paysages inconnus, oubliés, perdus. J'suis là, le coeur ailleurs, dans une trajectoire incertaine. J'suis là, à attendre un lendemain qui ne viendra pas bientôt. Un lendemain lointain, où plus rien ne m'éloignera d'une vie qui m'attend. J'mennuie à essayer d'me convaincre. Je déraille sous un chemin brumeux qui ne m'apporte plus rien. Je voudrais être avec toi, avec elle, avec lui et tous les autres. Mais surtout toi. Parce que aujourd'hui je le vois bien que tu as besoin de moi. Et l'impossible m'arrache le coeur. Nos souvenirs se dispersent et se perdre dans les kilomètres qui nous séparent. Peut-être que tu souris aujourd'hui, mais la distance sera toujours là demain. Et j'voudrais seulement te retrouver, pour mieux m'éveiller les jours où tu me manquera.



Tu me manques, ma soeur.
# Posté le samedi 25 octobre 2008 11:16
Modifié le dimanche 26 octobre 2008 14:39

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Montréal à froid. Nos mains se frôlent. Nos jambes filent à toute vitesse pour rentrer au bercail. Radiohead en ambiance. Et puis le temps ne peut s'étirer plus longtemps. La ville se fait noir, le taxi m'attend. J'recule pour revenir. J'en ai marre de disparaître et d'attendre. J'en ai marre d'avoir peur de revivre la même histoire. Tout en sachant bien que c'est différent. Mais c'est plus fort que moi, la distance m'épuise. J'en ai marre d'me retenir. Parce que je me retiens, tu vois. Les heures avancent et tu ne fais que me manquer de plus en plus. J'voudrais me réveiller à côté de toi et que ce soit moi que tu vois quand tu te réveilleras. Mais j'dois attendre. Et qui sait où le temps nous amenera? Comment on peut foncer avec un avenir aussi incertain. Regarde-nous. Ça ne peut pas être aussi beau, non ? Mais en attendant ta réponse, de mon côté, il est déjà trop tard. Mes yeux ne veulent plus te quitter, malgré la peur, la distance, j'resterai.

Ils se sont embrassés tard dans la nuit
Sur la banquette d'un taxi
Dehors un lampadaire s'est rallumé
Ils ont fait v½u d'éternité
Sur le toit de la voiture le néon lumineux
Semblait n'briller que pour eux
Comme une petite auréole dans le noir
Le taxi filait vers la gloire

Entre deux taxis - Les Cowboys Fringants


# Posté le dimanche 19 octobre 2008 13:01
Modifié le dimanche 19 octobre 2008 16:57